Halte à l’annexion de la Palestine : des sanctions contre “Israël”

Les plans américano-sionistes pour la Palestine et toute la région apparaissent de plus en plus comme un cauchemar sans fin. Les menaces sur la résistance sont appuyées par des manœuvres en Syrie et au Liban qui doivent retenir notre attention. Le feu vert a été donné par Trump, Macron et Netanyahou au nouveau régime syrien pour prendre le contrôle des territoires contrôlés par les forces Kurdes en échange de la promesse d’une normalisation avec le régime sioniste et de la poursuite sans entraves des opérations israéliennes contre les armes de la résistance libanaise et palestinienne au Liban. L’Autorité Palestinienne est payée par l’Union Européenne pour désarmer les camps de réfugiés palestiniens et marginaliser les héros de la résistance que sont les prisonniers, les blessés et les martyrs du peuple combattant. La logique de fragmentation du monde arabe et de la région est une longue histoire coloniale qui s’est traduite récemment par la reconnaissance par Israël du Somaliland dans le but de contrôler les portes de la Mer Rouge. Après les accords de Sykes-Picot qui ont divisé notre région entre les colons français et britanniques, nous assistons aux accords Trump-Netanyahou-Macron qui continuent de redessiner les cartes de nos terres. 

De nouvelles lois ont été adoptées par le gouvernement sioniste pour accélerer l’annexion et la colonisation en Cisjordanie occupée. Face à ces mesures, nous devons intensifier notre soutien à la résistance palestinienne et appuyer notamment l’exigence croissante de sanctions contre l’occupant. 

Face à ces menaces, nous sommes mobilisés et vigilants. Plutôt que de se laisser sidérer par la violence des colons, il nous faut puiser dans notre histoire pour regarder l’avenir avec confiance. Rappelons-nous que ce sont des Perses, des Kurdes, des Turcs, des Arabes et des Africains unifiés sous la bannière du droit qui ont combattu pour reprendre Al Qods aux croisés qui occupaient la Palestine depuis plus de cent ans. L’exigence de l’unité des peuples opprimés par la violence fasciste de l’Occident nous guide plus que jamais. Partout dans le monde, nous manifestons avec les forces révolutionnaires qui font depuis plus de deux ans l’expérience de la centralité de la cause palestinienne. La libération de la Palestine est la clé de la fin de cet ordre capitaliste génocidaire. 

En France, nous devons encore faire face aux petits calculs et à l’inconscient colonial et raciste de la gauche traditionnelle. La croissance de notre force autonome, l’imaginaire puissant qui nous porte, nos slogans en arabe, se heurtent à des tentatives de censure et de marginalisation persistantes. Et ce n’est pas que Caroline Yadan et ses copains de cet arc républicain-colonial qui va du RN au PS qui s’attellent à nous étouffer. Encore trop de forces de la gauche européenne participent d’une islamophobie et d’un racisme anti-arabe et anti-palestiniens systémiques. Que dire de ces fronts soi-disant populaires qui soutiennent la résistance ukrainienne mais pas la résistance palestinienne? Nous voyons encore trop de débats sur la Palestine sans Palestinien·ne.s. Nous sommes encore obligés de dénoncer les collaborations avec l’Autorité Palestinienne dictatoriale et corrompue jusqu’à l’os. Nous déplorons la cooptation de voix palestiniennes fétichisées et arrachées aux espaces collectifs dans lesquels le renouveau de la lutte de libération est en train de s’opérer. 

Le colonialisme a la peau dure, mais la révolution décoloniale est en marche. La porte de notre libération, c’est Gaza, assiégée, occupée, martyrisée. Pour Gaza, pour la Palestine, pour notre libération, nous serons mobilisés avec toutes les forces qui agissent pour des sanctions contre le régime génocidaire israélien. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Pour nos prisonniers, pour nos martyrs, continuons le combat, jusqu’à la libération de la Palestine, toute la Palestine!

Rendez-vous samedi 14 février pour des manifestations partout en France contre le colonialisme, le racisme et l’Apartheid.