Edito du 24.01.2026

Gaza, la Palestine, restent le coeur battant de notre humanité commune. Ce coeur est blessé, mais vivant. La guerre génocidaire n’est pas finie. Malgré le prétendu cessez-le-feu et les plans de Trump et ses valets, l’horreur de la mort reste le quotidien de nos frères et soeurs.
Jeudi 22 janvier, des bombardements israéliens ont tué 11 personnes à Gaza, dont trois journalistes travaillant pour une organisation humanitaire. Plutôt que de donner encore des chiffres sur le bilan humain, il faut prendre le temps de ressentir ce qu’est le quotidien de cette vie impossible dans le camp de concentration qu’est devenu Gaza. Des enfants qui meurent de froid dans les tentes déchirées de familles déplacées sous la menace des armes à plusieurs reprises.
Des hommes et des femmes qui meurent faute de soins, dans des hôpitaux sous blocus. La famine est utilisée par Netanyahou, Trump et leurs complices européens et arabes comme chantage pour éloigner les Palestiniens de la résistance. Alors oui, le génocide sioniste continue, mais le peuple palestinien l’affirme : la résistance est légitime, elle ne va pas se rendre et Trump ne sera jamais le gouverneur de Gaza et de la Palestine !
Ensevelie sous les décombres des maisons rasées par les bombes et les bulldozers israéliens et occidentaux, Gaza est aussi le cimetière du droit libéral et des prétendues “valeurs de la communauté internationale”. En lui donnant leur feu vert, en participant au génocide sioniste, les puissants de ce monde ont permis la bascule de notre monde dans un désordre d’une brutalité sans limite.
Les attaques et les menaces de Trump sur le Vénézuela, sur l’Iran et jusqu’au Groenland ont été permises par l’hypocrisie minable de Macron et de tous ces dirigeants qui continuent de voir la résistance palestinienne comme une menace à leurs privilèges et leurs petits plans.
Le mal nommé Conseil de la Paix lancé par Trump est l’illustration de la centralité de la question palestinienne. Cette instance conçue pour imposer l’ordre colonial aux Palestiniens est déjà en train de s’affirmer comme une alternative à l’Organisation des Nations Unies. La Palestine est le laboratoire d’une nouvelle gouvernance du monde fasciste et génocidaire.
Nous devons être clairs et lucides : la bataille pour la souveraineté et la libération des peuples contre l’impérialisme, le colonialisme et le fascisme ne fait que commencer, et la Palestine reste le révélateur, la clé de voûte, et la condition de notre libération collective.
Alors qu’à Jérusalem, Al Qods, le gouvernement sioniste détruit les bâtiment de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, le parlement français débat d’une loi pour interdire l’expression de notre lutte anticoloniale. La loi portée par la députée macroniste Caroline Yadan assimile notre antisionisme à du racisme et vise à étendre encore le délit d’apologie du terrorisme qui a déjà causé des centaines de perquisitions, de garde à vue, de mesures de gel des avoirs et de condamnations à des peines de prison avec sursis et des amendes.
Notre mouvement est une école de l’antiracisme. C’est Yadan et les lobbies qu’elle sert qui entretiennent les amalgames entre Juif, sioniste, israélien. Il y a parmi nous des Musulmans, des Chrétiens, des Juifs, des athées. Nous sommes arabes, européens, africains, asiatiques. Notre antisionisme est ouvert, divers, il rassemble dans la lutte celles et ceux qui combattent le racisme et le colonialisme.
Cette loi est une menace qu’il faut combattre sans peur et avec détermination. Elle ne changera pas notre ligne politique : il faut démanteler le régime génocidaire sioniste, la Palestine doit être toute entière libérée pour que l’ensemble des peuples de la région et du monde puissent vivre dignement, débarassés de l’impérialisme et de la tyrannie.
Que Yadan et ses complices le veuillent ou non, face au colonialisme et au fascisme, la résistance est légitime, elle est vitale même. Les sionistes alliés aux milliardaires fascistes sont en train d’imposer des lois islamophobes, liberticides, injustes. C’est le début d’une dictature qui cherche à nous étrangler, à nous anéantir. Mais ils ne régneront jamais sur nos consciences, sur nos coeurs, sur nos âmes. Nous restons libres, farouches et déterminés.
Rappelez-vous : ils voulaient dissoudre Urgence Palestine, mais c’est leur gouvernement qui est tombé et nous sommes toujours là, unis, organisés, déterminés. Car pour nous, la résistance, c’est la voie de l’existence. De Gaza à Paris, nous sommes la résistance !